Dernier tour de piste cannois pour les dinosaures du Nouvel Hollywood. Quelques jours après son copain Francis Ford Coppola, venu présenter le péplum rétrofuturiste Megalopolis en compète, c’était au tour du créateur de Star Wars George Lucas, 80 ans, de prendre la lumière sur la Croisette vendredi après-midi lors d’une masterclass donnée la veille de la réception de sa palme d’or d’honneur. Le cinéaste avait mis les pieds ici pour la première fois cinquante-trois ans plus tôt, à l’occasion de la sélection de THX 1138 à la Quinzaine, et s’était alors offert lui-même son billet d’avion (les studios ne croyaient pas au film), entrant en loucedé dans la salle de projection. Le voilà revenant sous un tonnerre d’applaudissements («We love you George !») chaussé de grosses baskets blanches et visiblement prêt à se laisser adorer quelques instants avant de s’asseoir. «Cela fait plaisir cette palme, j’ai toujours eu beaucoup de fans, mais je ne faisais pas le genre de films qui gagnent des prix.»
«Des chiens qui conduisent des vaisseaux spatiaux»
L’heure et demie de discussion parfois un brin décousue envoya de grandes bouffées de liberté seventies en direction d’une assistance plutôt habituée au bottom-line des exercices comptables et au serrage de ceinture, sur le mode de «je n’ai jamais voulu que




