Londres, mardi 28 septembre. Les journaux bouclent leur une avec les photos de l’avant-première de James Bond au Royal Albert Hall. Kate Middleton, duchesse de Cambridge, est aux premières loges, foulant le tapis rouge en somptueuse robe dorée, non loin de Daniel Craig, posant en costume rose. James Bond et la famille royale, c’est un ticket gagnant. Dans un petit film diffusé pour l’ouverture des Jeux olympiques de 2012, l’acteur britannique avait déjà fait sensation au côté d’Elizabeth II, dans un exercice de soft power so british. L’espion venait chercher la reine à Buckingham, tous deux traversaient Londres en hélicoptère puis, à la surprise du public, donnaient l’illusion de sauter en parachute au-dessus du stade. Neuf ans plus tard, la sortie du dernier 007 est d’autant plus attendue au Royaume-Uni que le pays, empêtré dans les pénuries de pétrole et de nourriture, a besoin de son héros. «Enfin, M. Bond… Nous vous attendions tous !» titre le Daily Express, tandis qu’un autre tabloïd, le Daily Mail, re
Zéro zéro fête
Accablé par le Brexit, le Royaume-Uni s’en remet à James Bond
Réservé aux abonnés
Les Britanniques, enlisés dans les pénuries après leur départ de l’Union européenne, se tournent vers leur espion fictif, mirage d’un pays toujours super puissant sur la scène mondiale.
Le Royal Marines Band joue avant la première mondiale du nouveau James Bond, «Mourir peut attendre» au Royal Albert Hall de Londres, le 28 septembre. (TOLGA AKMEN/AFP)
Publié le 05/10/2021 à 15h04
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus