Menu
Libération
Portrait cannois

Akinola Davies, premier cinéaste nigérian sélectionné à Cannes : la surprise arty du Festival

Réservé aux abonnés

Dans la sélection Un certain regard avec le fabuleux «My Father’s Shadow», le trentenaire, en fructueuse collaboration avec son frère, cultive une foule d’influences artistiques.

A Cannes, dimanche. (Marie Rouge/Libération)
Publié le 20/05/2025 à 19h05

On prophétisait hier la pluie de grenouilles, on a eu de la pluie tout court : l’averse s’est abattue sur Cannes et d’un coup on court, on patauge, mais on y voit plus clair aussi, pour peu qu’on soit équipés du matériel adéquat – comme disent les Allemands, «il n’y a pas de mauvais temps, juste de mauvais vêtements». La pluie et le ciel voilé, ça permet aussi aux couleurs de mieux ressortir, comme le vert des fausses treilles de vignes dans les restaurants du Suquet, le rouge des tapis du Palais des festivals ou le blond aveuglant des cheveux d’Akinola Davies Jr, 30 ans, premier réalisateur nigérian sélectionné à Cannes. Déjà, c’est historique et pour ne rien gâcher, le film, My Father’s Shadow, est épatant, périple à Lagos, capitale du Nigeria, d’un père et de ses deux jeunes fils en 1993, sur fond de secousses politiques majeures.

Une sorte d’autobiographie

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique