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Portrait

Anders Danielsen Lie, blues blanche

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A 42 ans, le Norvégien, médecin en exercice, est à l’affiche de deux films en compétition : «Bergman Island» de Mia Hansen-Løve et surtout «Julie (en 12 chapitres)» de Joachim Trier, dont il est l’acteur fétiche.

Anders Danielsen Lie à Cannes, vendredi. (Lucile Boiron/Libération)
Publié le 11/07/2021 à 18h29

S’il restait le moindre doute quant à la répartie cultivée d’Anders Danielsen Lie après quinze minutes d’entretien (ce n’est pas le cas), dans un anglais parfait et fleuri de lexique sociologique francophone, cette boutade de cinéphile option Nouvelle Vague achève de faire mouche : «Joachim Trier et moi, on aime bien plaisanter sur les films que l’on fait ensemble, dire que l’on développe notre propre projet Antoine Doinel.» Comme en leur temps François Truffaut et Jean-Pierre Léaud, l’acteur et le cinéaste norvégiens partagent ainsi une relation d’alter ego, l’un vieillissant avec l’autre, répercutant à l’écran ses questionnements, ses vertiges. Avec Julie (en 12 chapitres) – en compète –, c’est la troisième fois que l’acteur collabore avec l’auteur d’Oslo, 31 août, actualisant à 42 ans une forme de mal du siècle situé dans l’Oslo d’aujourd’hui. «Il y a une traditi

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