C’est le «fils de», c’est la «fille de» : l’époque est obsédée par les «nepo babies», les enfants du népotisme, de stars, pour qui tout serait facile à cause de leur illustre ascendance. Ari Boulogne aura été un «nope baby» dans son expression la plus tragique, peut-être le plus fameux en France. Nope, non, fils d’un non, fils sans nom, fils d’une négation, fils de néant. Non, ce n’est pas le fils d’Alain Delon puisque c’est Alain qui le dit. Retrouvé mort chez lui, à l’âge de 60 ans, dans la nuit du 19 au 20 mai dernier, Christian Aaron Päffgen de son vrai nom, est pourtant invariablement désigné, de son vivant et après, comme le «fils illégitime» de l’acteur, «fils putatif». Delon aura refusé tous les tests de paternité et demandes de reconnaissance et, de loin, de près, sous toutes les coutures, il n’y aura comme évidence que cette ressemblance physique saisissante que Boulogne portera toute sa vie tourmentée comme une blessure jamais cicatrisée.
Disparition
Ari Boulogne, au non du père
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Mort le 20 mai à Paris, à l’âge de 60 ans, Ari Boulogne a été enterré mardi 18 juillet, après deux mois d’expertises sur les circonstances de son décès. Le fils de Nico, la chanteuse du Velvet Underground, s’est heurté au cours d’une vie meurtrie à la non-reconnaissance de celui qu’il affirmait être son père : Alain Delon. Retour sur un destin tragique.
Ari Boulogne à Paris au moment de la sortie de son livre «l'Amour n'oublie jamais», en 2001. (Bastien/Sipa)
ParLéo Soesanto
Publié le 21/07/2023 à 17h29
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