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Bilan

Au festival de Clermont-Ferrand, l’Asie du Sud-Est côté courts

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Alors que se referme ce samedi le festival de courts métrages dans le Puy-de-Dôme, «Libé» revient sur la sélection venue du Sud-Est asiatique, qui démontre une vraie énergie artistique.

«Durian, Durian» (2024) du Singapourien Nelson Yeo.
Publié aujourd'hui à 17h11

Au festival du court-métrage de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), du 30 janvier au 7 février, soufflait un vent venu du sud-est asiatique à travers un panorama de sa production (Singapour, Indonésie, Philippines, Thaïlande, Malaisie, Cambodge, Myanmar et Vietnam) depuis une décennie. L’occasion de voir se dessiner au fil des films, des rencontres avec la grosse délégation de cinéastes présents ou des marqueurs communs (climat moite, karaoké comme catharsis et fragilité de la démocratie), un vrai sens sans frontières de communauté artistique. Une nécessité sous la bannière de l’Afan (Asian Film Alliance Network), à faire pâlir, au hasard, l’Union européenne.

Selon Fransiska Prihadi, directrice de la programmation du festival balinais de courts Minikino, «chaque pays n’est pas assez fort individuellement pour soutenir ses courts et nous sommes plus forts ensemble, avance-t-elle. Cela permet de faire circuler les courts entre les pays pour leur diffusion, de créer un public transnational et d’avoir une meilleure vision d’ensemble de la région. Les médias locaux ne montrent rien de tout ça et ça permet, à travers les films, une meilleure compréhension de nos

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