Mais où est-on ? Dans un parc à thème, un décor de film, une ruche de jeunes citadins branchés ? Tout cela à la fois, contenu dans le dédale de vraies fausses vieilles pierres des dynasties Ming et Qing, où les touristes crapahutent entre les mobylettes. Ici, sous un ciel lourd de poussière, ceint par d’épais remparts, a lieu le climax cinéphile de cette province du Shanxi : la 7e édition du festival international du film de Pingyao, abrité par l’impériale cité millénaire du même nom, rouvert pour la première fois aux étrangers depuis la pandémie. A elle seule, la cérémonie d’ouverture – scénographie son et lumière en plein air sous le bourdonnement de drones caméras –, condense un degré de what the fuck chauffé à blanc. Il faut voir, pour le croire, ce présentateur crooner en costume turquoise et coupe mulet, comme sorti d’une pochette surprise. Ou ce défilé d’officiels patibulaires à cravate, venus réaffirmer l’ascendant du Parti communiste chinois dans un décor de télécrochet, entre deux remerciements au sponsor Louis Vuitton.
Reportage
Au Festival du film de Pingyao, après le coma, le come-back ?
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Retour déboussolé après trois ans de fermeture de la Chine dans le raout cinéphile de Jia Zhangke, à la découverte d’une nouvelle génération de cinéastes qui naviguent à vue entre censure, pression du chiffre et conquête du marché international.
Li Binbin raconte avoir financé «The Night Rain South Township» en empruntant l’argent à ses amis. (DR)
Publié le 20/10/2023 à 16h22
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