Pour son vingtième anniversaire, le festival lisboète dédié au cinéma indépendant, sorte de mini-Sundance européen, a dû se coltiner le contrecoup de la pandémie et la longue convalescence des salles obscures, dont on ne saurait encore trancher le destin : rémission progressive ou mort à petit feu. Malgré des chiffres de fréquentation qui augurent d’un retour en salles du public, il faut reconnaître que les séances n’affichaient pas complet et qu’il y régnait une ambiance mélancolique, soulignée par le ton des différentes compétitions : de Safe Place du Croate Juraj Lerotic (grand prix international), l’itinéraire inéluctable d’un homme vers le suicide, à Mal viver /Viver mal, le diptyque du Portugais João Canijo qui explore une relation mère-fille dénuée d’amour (grand prix national), et jusqu’aux courts métrages des plus jeunes – dans le très prometteur la Herida luminosa, le Catalan Christian Avilés fantasme une jeunesse anglaise qui débarque à Majorque pour profiter du soleil, et sauter du balcon en fin de séjour, ivre de mojito et de désespoir –, quelque chose de lourd pesait sur les cœurs, une saudade faite d’incrédulité face à l
Compte rendu
Au festival IndieLisboa, une ville en bord d’amer
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Les déambulations mélancoliques à travers Lisbonne de Telmo Churro et Ian Capillé ont apporté un peu de légèreté à une 20e édition passablement pessimiste.
«India» de Telmo Churro. (Shellac films)
Publié le 10/05/2023 à 1h20
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