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Libération
Critique

Avec «Dossier 137», Dominik Moll prend ses flics et ses couacs

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Tantôt limité, tantôt renforcé par son dispositif robotique et protocolaire, le cinéaste scrute les mécanismes d’une institution souvent dysfonctionnelle, en prenant pour point de départ une affaire de violences policières dans une manifestation de gilets jaunes.

Lors du tournage de «Dossier 137» de Dominik Moll. (Fanny de Gouville /Modds. Haut & Court Dist)
Publié le 18/11/2025 à 15h32

«Pourquoi tout le monde déteste la police ?» demande, dans Dossier 137, le fils de Stéphanie, personnage de flic de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) joué par Léa Drucker. La question, un peu candide, se pose comme en contradiction sèche à la Nuit du 12, précédent film de Dominik Moll, portrait empathique de deux inspecteurs grenoblois mis face à un féminicide énigmatique. Le cinéaste tirait alors d’un fait divers sordide une chronique de la PJ provinciale ; Dossier 137 prend quant à lui comme point de départ les épisodes de violences sur manifestants survenus pendant les mouvements des gilet

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