A intervalles réguliers depuis #MeToo, la météo des controverses qui font tanguer le cinéma français ravive une question sensible : la professionnalisation d’intermédiaires chargés d’encadrer les scènes à caractère sexuel sur les tournages. Dans son communiqué du 25 avril, le collectif 50/50, qui lutte pour la promotion de la parité et de la diversité dans l’industrie, rallumait la mèche : «De nombreux·ses professionnel·le·s se mobilisent actuellement pour promouvoir le poste de coordinateur·rice d’intimité, présent·e sur les tournages pour cadrer les scènes à caractère sexuel. Nous nous associons à cette démarche car elle constitue une mesure supplémentaire pour prévenir toute forme de violence.» Une réaction à l’annonce de la sélection en compétition officielle à Cannes du film le Retour de Catherine Corsini, objet de diverses alertes et signalements sur ses conditions de tournage, au miroir desquels l’industrie se trouve tenue de rendre des comptes sur ses pratiques. Pour une partie de la profession, l’absence persistante sur les plateaux français des fameux intimacy coordinator
Tournages
Avec les «coachs d’intimité», les scènes de sexe encadrées de près
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La mise en place de ces intermédiaires assurant le bien-être des acteurs et le respect du consentement pour les scènes à caractère sexuel, polarise la profession. Démocratisé aux Etats-Unis, ce poste peine à s’imposer en France.
(Jules Magistry/Liberation)
Publié le 20/06/2023 à 20h00
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