Soyons francs, on aime aussi les stars pour leur capacité à nous décevoir, à tomber de leur piédestal ou tromper une forme d’idéal qu’on a projeté sur elles. Bardot, à ce titre, est un vrai cas d’école tant son aura singulière a persisté presque à proportion de sa véhémence à ruiner l’impressionnant capital mythologique qu’elle avait emmagasiné au cours d’une carrière artistique déployée sur à peine deux décennies du début des années 1950 à 1973.
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Bardot l’artiste, actrice et chanteuse, s’éclipse, bientôt remplacée par la militante de la cause animale qui se démultiplie pour dénoncer aussi bien l’abandon des animaux de compagnie que le scandale du trafic des défenses d’éléphant, luttant contre les expériences en laboratoires sur les chimpanzés ou le massacre des bébés phoques, vilipendant la chasse et l’abattage des animaux, tout particulièrement selon le rite halal sans étourdissement préalable. Bardot, en cela, est en avance sur son temps à une époque où personne en France ne parle encore de la philosophie antispéciste tout juste émergente. BB fait entrer les bêtes dans le champ d’un vivant à respecter, empathie animale souvent raillée dans les m




