Le sérieux de clerc et les lunettes rondes n’ont pas bougé chez Bi Gan, 36 ans aujourd’hui, dix de plus qu’à l’heure où il émergeait comme jeune prodige du cinéma chinois avec Kaili Blues. Avec Resurrection, conte dystopique enchâssant les époques dans l’imagination d’un rêveur fou, autant que traversée grandiose de l’histoire du cinéma, il porte ses ambitions de formaliste surdoué à de nouveaux sommets. Cerné par d’épaisses odeurs de chocolat chaud quand Libération le rencontre un matin de novembre dans un hôtel parisien, il consent à en révéler quelques secrets de fabrication.
Critique
Il paraît que depuis la projection à Cannes, où le film sortait à peine du four, vous avez rajouté quatre minutes au montage…
(Rires) Vous êtes bien renseignés ! Je crois que la version projetée à Cannes a permis aux gens de percevoir une certaine beauté du film, avec une complexité de références et d’éléments qui nécessitait un temps de… digestion. Aprè




