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Dans les archives de «Libé» en février 1988

Brigitte Bardot en 1988 : «Le monde ne mérite aucun respect»

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En 1988 et par écrit, Brigitte Bardot nous parlait de BB avec le recul du temps. Insolente toujours et «un peu revenue de tout».

Brigitte Bardot en 1985. (© Giovanni Coruzzi/Bridgeman Images)
ParGérard Lefort
Henry-Jean Servat
Publié le 28/12/2025 à 17h18

Article initialement paru le 17 février 1988.

A l’occasion d’une rétrospective qui lui est consacrée, Brigitte Bardot a accepté de nous accorder une interview. «Accorder» : le terme consacré convient parfaitement parce que les apparitions de BB, a fortiori ses confidences, se font au fil des ans d’autant plus rares et d’autant plus précieuses. Bref, avoir Bardot, même par écrit comme c’est le cas ici, c’est déjà, pour qui a un temps soit peu d’émotion pour le cinéma, un événement.

On avait expédié les questions il y a une quinzaine, par la Poste, et depuis on guettait les réponses à tous les courriers. Quand elles sont arrivées, on a failli déchirer le colis d’impatience. Et puis on a lu, ou plutôt, d’abord, vu : son écriture ronde et ferme, comme un autographe exclusif qui courrait sur quelques feuilles. C’est seulement après cette fébrilité qu’on a commencé à faire attention à ce qu’elle nous racontait. Et là, il ne va pas manquer de malfaisants pour signaler que, si l’on ne savait pas que c’est BB qui parle, on ne prêterait à ses propos, parfois anodins, qu’une attention distraite. Oui mais voilà, on sait que c’est elle, et c’est justement sur ce genre de légers détails que se bâtissent les mythologies.

Comment s’empêcher par exemple, derrière ces mots imprimés, d’entendre la bande-son de sa légendaire voix languissante ? Comment ne pas imaginer, accompagnant la sécheresse d’un «non» implacable, une de ses moues fameuses à descendre aux Enfers ?

Comment ne pas l

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