Vous vous souvenez, c’était il y a une éternité, le premier tour des élections municipales avait été maintenu à la veille du confinement de mars 2020, dans une sorte de grand flou artistique, avant que le deuxième tour ne soit finalement reporté. A cette élection, Laurent Papot (comédien vu et apprécié dans les films de Guillaume Brac ou Vincent Macaigne) a essayé de se présenter, faisant campagne des mois durant pour réunir des colistiers dans la ville industrielle sinistrée de Revin, en vallée de la Meuse. D’emblée, il le dit clairement à ceux qu’il rencontre : «J’ai été embauché pour me présenter aux municipales.» Comme un tueur à gages, il arrive en ville pour exécuter le contrat, se faisant le corps conducteur d’abord inerte de l’intuition du réalisateur que l’expérience produira des étincelles. Papot n’apporte pas de programme, ne vient pas spécialement avec une idée ou une ligne politique, il permet plutôt, comme un passe-partout, de délier les langues et d’interroger le rapport à la politique des habitants, dont beaucoup ont été impliqués dans le mouvement des gilets jaunes. De réunions d’information en séances de tractage, Papot se frotte à ceux qu’il rencontre (le candidat des gilets jaunes ne le laisse jamais tranquille) et cherche pourq
Satire
«Municipale», à vote bon cœur
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Présenté à l’Acid, le premier film de Thomas Paulot mène une expérience étonnante en organisant la vraie-fausse campagne électorale de l’acteur Laurent Papot. Intrigant.
Un vrai-faux candidat à la recherche de colistiers à l'approche des municipales de 2020. (Rezo Films)
Publié le 15/07/2021 à 9h00
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