Vieux cinéma français, tu ne le mérites pas : Arthur Harari est aujourd’hui le meilleur d’entre toi, son Onoda un film magnifique. Il prend place loin de ton pays, sur l’île de Lubang, aux Philippines, est intégralement parlé en japonais, et sous-titré 10 000 nuits dans la jungle. Onoda raconte la vie de l’homme qui ne voulait pas mourir : idée simple et idée fixe, qui donne le plus beau des biopics. Ne pas mourir, c’est un sujet de cinéma, qui sert ici de cœur battant à la mise en scène, et non un sujet de scénario. On se souvient que Diamant noir (2016, le premier long métrage d’Harari) déjà tordait son récit de série noire en direction de la radiation pure, de la concentration brûlante, à même le cadre, à même le corps, composant un arc électrique entre l’œil et la main de Niels Schneider, en voleur-diamantaire d’Anvers. Quelque chose se passe dans les films d’Arthur Harari, un phénomène cosmique aussi patient qu’intense, de type trou noir ou supernova. Quelque chose d’aventureux, d’aventurier aussi peut-être, mais qui n’avancerait pas tout droit à travers les forêts du monde : qui
Semaine de la critique
Cannes 2021 : «Onoda», vivre de la jungle
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A travers l’histoire vraie d’un Japonais qui, sur une île philippine, a continué de se battre pendant trente ans après la Seconde Guerre mondiale, Arthur Harari signe le biopic magnifique d’un homme qui ne voulait ni la paix ni mourir.
Yuya Endo, héros d'«Onoda». (Bathysphere)
ParLuc Chessel
Publié le 07/07/2021 à 4h35, mis à jour le 07/07/2021 à 8h06
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