Deux ados livrés à eux-mêmes dans une maison trouée, où la pluie s’infiltre les soirs d’orage, et la mère, alcoolique, se fait souvent la malle : voilà qui repose l’éternel risque d’une étude de laboratoire dans un milieu populaire – une Belgique périphérique, pilonnée par la canicule sur fond de tourisme envahissant. La première fiction de Paloma Sermon-Daï, venue du docu, s’y confronte sans trop s’y brûler, avec tout ce qu’il faut de grumeaux naturalistes, geste lâche et amorti dans le vague à l’âme d’été, monotonie obligée de la chronique nourrie aux temps morts. Les comédiens amateurs qui cherchent ici leur place dans le monde sont vraiment frère et sœur, la cinéaste namuroise les regarde comme si c’était les siens.
Vite vu
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Dans sa première fiction, Paloma Sermon-Daï pose un regard tendre sur une fratrie livrée à elle-même.
Deux ados livrés à eux-mêmes dans une maison trouée, où la pluie s’infiltre les soirs d’orage, et la mère, alcoolique, se fait souvent la malle. (Condor distribution)
ParSandra Onana
Publié le 20/05/2023 à 11h21
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