Le patriarcat, nouvel antagoniste de film d’horreur, est l’expression du mal dans ce cauchemar au féminin venu du Pakistan : pays qui se révélait déjà en nouvel émetteur de propositions d’auteur à Cannes l’an dernier, avec la queer palm Joyland. La victime s’appelle Mariam (Ramesha Nawal), étudiante en médecine courtisée par un galant camarade, se sentant par ailleurs de plus en plus persécutée par la violence libidineuse des hommes autour d’elle. Cet argument halluciné, proche du Répulsion de Polanski occasionne ce qui ressemble d’abord à de subtils dérèglements paranoïaques. Et se mêle à une science certaine de la série B avec ce qu’elle peut comporter de vrilles sentimentales et guignolesques, de figures épuisées qui n’arrivent plus à trouver leur élan, passée une scène d’accident difficile à avaler. S’enfiévrant sur une chouette alliance mère-fille, In Flames réchauffe la marmite à terreurs, mais à feu tiède.
Parano
Cannes 2023 : «In Flames», dans l’enfer du patriarcat pakistanais
Le film de Zarrar Kahn oscille entre «Répulsion» de Polanski et série B.
Mariam (Ramesha Nawal), étudiante en médecine persécutée. (The Jockers films)
ParSandra Onana
Publié le 20/05/2023 à 15h36
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