La légende entourant Résurrection de Bi Gan a été savamment entretenue tout au long d’un processus de fabrication et de production qui semble avoir pris des proportions dantesques, si l’on en juge par le générique de fin digne d’un blockbuster, avec ses centaines de noms défilant à tous les postes imaginables. Le film était à dessein placé en fin de festival, car il n’aurait été terminé qu’il y a quelques jours, reprenant à l’identique la fièvre qui entourait le 2046 de Wong Kar-wai projeté à peu près dans les mêmes conditions tardives en 2004. Bi Gan raconte que le tournage s’est déployé sur plus d’un an, avec des interruptions pour lui permettre de retrouver son souffle et l’inspiration. Cherchant à cumuler tous les handicaps ou challenges, le réalisateur chinois – révélé en 2016 avec l’impressionnant Kaili Blues tourné avec peu de moyens, puis avec le film 3D Un Grand voyage vers la nuit à la sophistication déjà extrême – élabore une grammaire visuelle nécessitant d’importants préparatifs techniques (décor, lumière, mouvement
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Cannes 2025 : avec «Résurrection», Bi Gan fête de beaux rêves
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Monstre sous opium, femme-vampire… Le cinéaste chinois raconte l’errance d’un homme à travers un siècle de songes, dans une société où plus personne ne sait rêver. Renversant.
Le film traversera les époques, épousant diverses cadences et couleurs. (Les films du Losange)
Publié le 23/05/2025 à 0h40
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