Mi-mai, un groupe de cinéastes iraniens adressait à l’équipe du Festival de Cannes une tribune pour lui demander de retirer de la compétition officielle le film de Saeed Roustayi, Woman and Child, dénonçant une œuvre «produite dans un climat de censure extrême et financé par des institutions directement liées à la république islamique d’Iran». Reconnaissant avoir consenti à des «compromis», l’auteur de Leila et ses frères, qui lui avait valu d’écoper de six mois de prison pour «propagande anti-régime», a notamment souscrit à l’obligation de faire tourner les actrices de son film les cheveux couverts du hijab. A l’exception de la plus jeune, Arshida Dorostkar, encore enfant, elles apparaissent effectivement toutes voilées, en permanence, même dans l’intimité. Fait qu’on aura toutefois du mal à imputer à Woman and Child comme une faute tant il organise sa mise en scène en cohérence avec cette entra
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Cannes 2025 : «Woman and Child» de Saeed Roustayi, l’Iran à bâtons corrompus
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Décrié pour avoir tourné dans le respect des règles de la république islamique iranienne, le cinéaste, passé par la prison en 2023, mène en réalité un subtil et violent réquisitoire contre le régime.
«Woman and Child» est comme un film de prison à ciel ouvert. (Amirhossein Shojaei & Saeed Roustaee./Diaphana)
ParOlivier Lamm
Publié le 22/05/2025 à 19h51
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