Il faut bien le dire, la période qui précède l’annuelle cérémonie des césars, depuis plusieurs éditions, évoque moins l’antichambre des bravos qu’un moment de révision générale des pare-chocs. Un exercice de déminage jamais terminé des questions qui fâchent, où plane l’implicite des derniers désordres en date, dans un milieu qui n’en est pas avare, tout particulièrement lors de ce grand raout annuel censé célébrer «la grande famille du cinéma», famille dysfonctionnelle ou déchirée comme il se doit. Le paradoxe de la soirée, son malaise persistant, tient précisément à ce qu’elle est organisée par la profession (comédiens, agents, cinéastes, techniciens, producteurs, exploitants de salles, etc.) pour s’auto-attribuer un ensemble de satisfecit vantant son brio, et qu’elle tourne le plus souvent en soirée à risque mixant un ennui profond et des actions intempestives à l’intersection de la routine corpo et du happening politique. Pour cette édition, la comédie l’Innocent, de et avec Louis Garrel, se retrouve propulsé en favori avec ses 11 nominations, suivi à une nomination près par le polar la Nuit du 12 de Dominik Moll, qui a su capitaliser sur une sortie estivale durable et un
Cérémonie
Césars 2023 : une refonte pour éviter la compression
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Le spectre de l’affaire Sofiane Bennacer promet de flotter ce vendredi sur la 48e grand-messe du cinéma français. L’Académie, qui cherche la bonne formule post #Metoo, oscille entre mesures volontaristes et échec cette année à mettre les réalisatrices à l’honneur.
L’équipe du film «les Amandiers» au festival de Cannes, en mai 2022. (Patricia de Melo Moreira/AFP)
Publié le 24/02/2023 à 8h04
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