Tous les documentaristes ne sont pas forcément astreints à la passivité observatrice de la «mouche sur le mur», selon l’expression anglo-saxonne : Laura Poitras en est peut-être le plus éclatant contre-exemple. Ses films, sans être directement interventionnistes – on n’est pas chez Michael Moore –, ne sont jamais des consciences invisibles, des réceptacles amorphes du bruissement du monde : ils se placent à un point de bascule politique et trouvent une manière de ne pas simplement recueillir cette transformation, mais de s’articuler avec elle et en elle.
Critique
«Cover-up» de Laura Poitras sur Netflix : ça croule de sources
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La réalisatrice américaine cosigne pour Netflix un passionnant documentaire sur le journaliste d’investigation Seymour Hersh. Un florilège d’affaires d’Etat cachant une célébration de l’intelligence au travail, ainsi qu’une réflexion remarquable sur le métier.
Le journaliste Seymour Hersh à Washington en 1975. (The New York Times / Redux/Courtesy Netflix)
ParThéo Ribeton
Publié le 29/12/2025 à 15h31
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