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Effet waouh

Dans les coulisses de «Jules Verne contre Nemo», polar boosté à l’IA

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Une entreprise française déterre l’écrivain pour en faire un chasseur de serial killer. Avec l’aide, en préproduction, de l’intelligence artificielle, dont les usages pénètrent le secteur quitte à fragiliser certains emplois.

Objectif : être grand public, divertissant avec beaucoup de vrai… et, quand même, beaucoup d’IA.
Publié le 29/08/2025 à 19h21

Voilà l’histoire du film, ou le pitch, ou bien le prompt, on ne sait plus. En 1882, Jules Verne, la cinquantaine, auteur apprécié du grand public, jamais reconnu par ses pairs, erre dans les rues d’Amiens, pousse les portes d’un théâtre et assiste à la représentation d’une de ses pièces, avant de rentrer chez lui… Mais le lendemain, il se réveille la chemise couverte de sang, bientôt interrogé par la police au sujet d’un meurtre signé Nemo, le héros de Vingt Mille Lieues sous les mers. Un scénario rocambolesque… dopé par ses producteurs à l’IA.

Alors que l’intelligence artificielle est au cœur d’une nouvelle ruée vers l’or à Hollywood, où les projets se multiplient, suscitant un mélange d’inquiétudes légitimes et de fascination béate, un trio de producteurs-entrepreneurs français, IA bros mais pas trop, avance toutes voiles dehors sur Jules Verne contre Nemo. Derrière l’effet waouh, The Media Company, pilotée par trois anciens de l’industrie : Edouard Boccon-Gibod, passé par TF1 et EuropaCorp, Didier Lupfer, ex-directeur de Studiocanal et Ubisoft, à qui on doit pêle-mêle le biopic Gainsbourg (vie héroïque),

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