Le peintre britannique David Hockney file le parfait amour avec le modèle Peter Schlesinger. Le modèle s’en va, Hockney déprime, perd pied, finit par se remettre au travail et signe ce qui reste son œuvre la plus célèbre, Portrait of An Artist, dans laquelle Schlesinger se regarde lui-même nager au fond d’une piscine. Tout est rigoureusement authentique et pourtant rien n’est tout à fait vrai – A Bigger Splash est un film à la croisée du documentaire et de la fiction, réalisé sur une période de trois ans, de 1970 à 1973, par Jack Hazan. Qui signera quelques années plus tard un modèle du genre – Rude Boy, mêlant l’ascension des Clash aux péripéties d’un de leurs roadies. Manière de montrer, intriqués, deux aspects du punk, l’intensité d’un côté, les errances de l’autre. Un schéma qui était déjà, sept ans plus tôt, celui de A Bigger Splash, le film traitant simultanément une crise amoureuse et une crise d’inspiration. De manière étonnamment coulante, relâchée. Ici, personne ne fait de montagnes de ses problèmes : on encaisse et on passe outre, du mieux qu’on peut. «Quand un couple se sépare, ça fait souffrir bien plus que deux personnes», dit Hockney au début du film. Ça laisse aussi, de toute évidence, des moments sublimes.
Un style dément
La scène introductive montre des coupures de presse qui s’enchaînent pendant qu’en fond un téléphone sonne, cr




