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Vu de Canton

En Chine, «Résurrection» tient l’affiche malgré un cinéma d’auteur fragile

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Le succès au box-office chinois du film de Bi Gan tranche avec les difficultés d’un cinéma indépendant muselé par la censure.

Sorti sous le titre «l’Epoque sauvage» en mandarin, «Résurrection» a déjà engrangé 23 millions d’euros de recettes en deux semaines dans les salles chinoises. (Les Films du Losange)
ParAdrien Simorre
correspondant en Asie de l'Est
Publié le 10/12/2025 à 7h20

Dans le multiplexe moderne d’un centre commercial en périphérie de Canton, la séance du nouveau film de Bi Gan se glisse chaque jour entre Zootopie 2, le dernier animé de Disney et une production patriotique à gros budget, Gezhi Town. Sur les 200 sièges équipés de masseur automatique, quelques dizaines de spectateurs jeunes sont venus voir le dernier opus magnum du réalisateur prodige de Kaili Blues, connu pour son cinéma audacieux et ses plans séquences hypnotiques.

«Bi Gan m’avait attiré pour son atmosphère littéraire et artistique, un peu comme le Jia Zhangke d’autrefois, note un trentenaire travaillant dans le domaine artistique, à la sortie. C’est vrai que certains passages restent flous ou difficiles à comprendre, mais je pense qu’il mérite d’être vu», dit-il, ajoutant que Bi Gan «occupe une place singulière dans le cœur des jeunes amateurs chinois de films d’art et essai». Sorti s

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