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Escrime

«En garde» de Nelicia Low : l’épée à son âme

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A Taiwan, la cinéaste singapourienne explore la relation violente entre un escrimeur et son frère condamné pour homicide. Un premier film trop sage.

«En garde» est esthétiquement impeccable. (Outplay Films)
Publié le 30/12/2025 à 20h36

L’escrime au cinéma n’est pas toujours le film de cape et d’épée. Le sport a sa discipline et sa vélocité spéciales, des mouvements d’assaut plus près du raid du moustique – qui pique instantanément – que de la voltige d’une guêpe – qui à la fin «touche» à force de circonvolutions, sans nécessairement darder. Selon la gradation cinégénique des sports, l’escrime est trop hiératique et furtive, et pas assez dansante, ni assez acrobate, ni assez spectaculaire pour se classer très haut, contrairement par exemple à la boxe, à la gym ou à la course (à pied, à cheval, en voiture), lesquelles laissent le temps endurant au spectateur de suivre la chorégraphie d’un geste, l’ivresse de la vitesse ou le suspense des rounds alignés. En garde, pourtant, est un film d’escrime réalisé par quelqu’un qui s’y connaît : Nelicia Low, dont c’est le premier long métrage, a été une escrimeuse de haut niveau dans son pays d’origine, Singapour.

Psychopathe ou brillant «role model» ?

De là la bonne idée en puissance d’opter plutôt pour un film d

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