Où aller avec Evil Dead ? Pas tout à fait une franchise – quand bien même Sam Raimi, qui s’est lancé dans le cinéma en réalisant le premier film en 1981, en a signé deux autres, une série, produit un remake et autorisé une comédie musicale –, le «machin» a bizarrement prospéré, au gré des flux et reflux de financement, des désirs ou appréhensions de Raimi lui-même, sans que quiconque sache vraiment quoi reprendre ou abandonner de l’histoire originale, de quelques idées de mise en scène (le fameux vol en forêt pour signifier en vue subjective l’arrivée du Mal) et de synopsis boiteux – un grimoire maléfique qui fait pénétrer les démons dans les chairs et transforme en zombie démoniaque, oui mais encore ? Après plusieurs ratés (dont un ED 4 par Raimi lui-même), l’Irlandais Lee Cronin signe une variation familiale, pleine d’impensés et assez brutale, qui témoigne a minima du fait qu’il a compris ce qui fait le sel de la série : dès lors que le sortilège vous a transformé en «deadite», c’est une forme ultime de perversion qui vous poussera contre vos proches, jusqu’à anéantissement de leur corps et de leur âme. D’où une certaine tendance au grand guignol que cet Evil Dead Rise, malgré quelques affèteries (l’ascenseur rempli d’hémoglobine, coucou Kubrick) emmène jusqu’à son issue attendue, un hachoir géant vs une tronçonneuse.
Goutte à goutte
«Evil Dead Rise», hachis aux amateurs
A partir d’un synopsis approximatif, Lee Cronin joue la carte du grand guignol zombiesque et signe une sanglante variation familiale de la série créée par Sam Raimi en 1981.
Lily Sullivan dans «Evil Dead Rise». (Metropolitan fillms export)
ParOlivier Lamm
Publié le 19/04/2023 à 2h29
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