La queen critique Jean-Marc Lalanne a bien raison de remarquer dans les Inrocks Cannes que telle scène du dernier film de Gaël Morel, citant directement Mauvais Sang et sa course-travelling sur Modern Love de Bowie (une des scènes les plus plagiées de tous les temps, y compris par son responsable dans son dernier ultimatum, l’autoportrait en forme de dénégation C’est pas moi ft. baby Annette), que cette scène donc vient réparer l’impardonnable affront du film de Carax à l’époque (1986), stigmatisant la maladie tuant «ceux qui font l’amour sans s’aimer». Dans Vivre, mourir, renaître, la chose est donc reprise mais on cavale vers un distributeur de capotes. C’est émouvant et candide, ce serait une bonne idée, un peu cinéphile, pour un spot de prévention.
Aux temps de la prep, Gaël Morel se retourne sur les années 90, au plus fort du désespoir et de l’épidémie de VIH, pour raconter l’histoire de nos deux chercheurs de latex : Sammy, jeune père bi, et Cyril, photographe pédé et séropo (Théo Christine et Victor Belmondo, petit-fils de, mais qui joue juste), leur amour caché, et celle de la femme de Sammy, Emma (Lou Lampros), qui devra faire face. Honnête au premier abord, dans le genre du film français annotant l’Education sentimentale – on préfère




