Après la jolie réussite d’Alice et le Maire, Nicolas Pariser s’essaye au polar cartoonesque, visant un mélange à la fois cultivé et excentrique, genre Tintin transposé dans le cinéma d’auteur. Vincent Lacoste se glisse ainsi dans la peau d’un enquêteur du dimanche, témoin d’un meurtre à la Comédie-Française. Accompagné de Sandrine Kiberlain en improbable autrice de BD, il devra intercepter l’arme secrète d’un réseau d’espions européens dont les desseins cristallisent facétieusement toutes les hantises du moment (complotisme, fake news, relations tentaculaires qui les lient aussi bien à l’extrême droite française, la Russie, la Syrie et la Chine). Autour de cette enquête prétexte, et malgré la gourmandise du duo d’acteurs qui cavalcadent en tous sens, la sauce ne prend jamais vraiment. Comme si le ciselé des dialogues (où patauge un humour ashkénaze assez vasouillard) ne pouvait trouver sa cohérence ni son tempo dans l’ambition ludique du film.
Vite vu à Cannes
«Le Parfum vert», cartoon jaune
Malgré son duo d’acteurs principaux, l’enquête-comédie de Nicolas Pariser ne décolle jamais vraiment.
Vincent Lacoste se glisse dans la peau d’un enquêteur du dimanche, témoin d’un meurtre à la Comédie-Française. (Bizibi)
ParSandra Onana
Publié le 26/05/2022 à 20h26
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