C’est l’air du temps mis en fiole. Surécrit, les Cinq diables concasse et compile un nombre démentiel de tendances du moment. Révélée en 2017 par Ava, Léa Mysius filme une famille métisse dans une ville de montagne où mère et fille (Adèle Exarchopoulos et la petite Sally Dramé) partagent un lien fusionnel. Dotée d’un odorat surdéveloppé, Vicky se sert de ce don pour recréer l’essence olfactive de ses proches (visiblement, personne n’a tiqué sur le fait d’associer l’imagerie vaudou à une gamine noire), et se découvre capable de voyager dans le passé de sa mère, remontant les événements secrets qui ont précédé sa naissance. Ajoutez à cela une dose d’amour queer, un personnage de grande brûlée, l’univers de la gymnastique en justaucorps pailletés, la contractuelle scène de karaoké, et vous obtenez un engin scintillant prêt à l’emploi, comme usiné par une intelligence artificielle fan de Julia Ducournau et Céline Sciamma. On retient l’opportunisme flagrant d’un film grisé par son propre parfum.
Vite vu à Cannes
Léa Mysius vend son âme aux «Cinq diables»
Présenté à la Quinzaine des réalisateurs, le drame fantastique de la cinéaste française transpire l’opportunisme.
Léa Mysius filme une famille métisse dans une ville de montagne où mère et fille (Adèle Exarchopoulos et Sally Dramé) partagent un lien fusionnel. (F Comme Film)
ParSandra Onana
Publié le 23/05/2022 à 18h57
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