Sec et maîtrisé, le premier film du Roumain Alexandru Belc, Metronom, transforme la déception amoureuse de sa jeune héroïne, Ana (Mara Bugarin), et sa trame apparente de coming of age movie en démontage des rouages du système Ceausescu (nous sommes en 1972). Lorsque l’amoureux d’Ana livre leur bande d’amis pour obtenir son ticket de sortie vers l’étranger, le premier amour déçu annonce une désillusion bien plus grande et menaçante, à savoir la manière dont un appareil d’Etat transforme ses futurs citoyens en délateurs volontaires. L’économie du film, qui ne surligne rien, et la retenue de son héroïne, permettent aux spectateurs de mesurer l’ampleur des conséquences par eux-mêmes, au risque aussi de les laisser un peu au dehors.
Vite vu à Cannes
Festival de Cannes: «Metronom», amères amours
Le premier film d’Alexandru Belc est un coming of age movie voué à la désillusion dans la Roumanie de Ceausescu.
«Metronom» transforme la déception amoureuse de sa jeune héroïne, Ana (Mara Bugarin) en démontage des rouages du système Ceausescu. (Pyramide Films)
Publié le 25/05/2022 à 12h18
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