De ses beaux courts d’animation, Céline Devaux garde un sens de la friction. En refusant de choisir entre dessin et cinéma live pour son passage au long, elle installe une jolie dissonance entre l’image publique et lisse de Jeanne (Blanche Gardin), patronne de start-up appelée à devenir la championne de BFM Business, et ses sadiques voix intérieures (crayonnées) qui l’invitent à se jeter sous un bus plutôt que de filer dans le cabinet d’un grand avocat. Son projet censé nettoyer les plastiques des océans vient de sombrer, elle est criblée de dettes, personne ne l’a touchée depuis des mois, autant finir dans un grand splash… Et puis, non, il semble plus sage d’aller se mettre au vert à Lisbonne, dans l’appart vide de cette mère qui s’est jetée d’un pont. En chemin, Tout le monde aime Jeanne se déleste de son sens de la contradiction, sordide et charmant, pour devenir une simple comédie romantique entre une dépressive en déni et un kleptomane charmeur (Laurent Laffitte).
Plan plan
«Tout le monde aime Jeanne», banale mécanique
Le film de Céline Devaux, avec Blanche Gardin, démarre sur un ton décalé mais s’avère n’être qu’une comédie romantique ordinaire.
«Tout le monde aime Jeanne», simple comédie romantique entre une dépressive en déni (Blanche Gardin) et un kleptomane charmeur (Laurent Laffitte). (Les Films du Worso)
Publié le 23/05/2022 à 16h07
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