«Ce n’est jamais simple d’être une femme» dit Nadia Tereszkiewicz de sa voix perchée, sourire virginal d’ange botticellien, et ce n’est pas beaucoup plus simple de faire des films qui arrivent à le dire sans trop de simagrées. Portrait d’une jeune femme souffrant d’hirsutisme dans la France provinciale de 1870, inspiré de la vie de la véritable «femme à barbe» Clémentine Delait, Rosalie laisse craindre le schéma du chemin de croix, spirale punitive pour monstre de foire. Mais Stéphanie Di Giusto (la Danseuse) se montre plus fascinée par l’émancipation, body positive avant la lettre, de cette héroïne jetée en pâture d’un mariage arrangé avec un cafetier d’âge mûr (Benoît Magimel) : avant le phénomène, une banale épreuve du féminin. Celui-ci ignore d’abord son pileux secret, et la scène de la nuit de noces vaut le détour pour
Au poil
Festival de Cannes : une «Rosalie» pas si rasoir
Réservé aux abonnés
Le film de Stéphanie Di Giusto fait de l’histoire d’une «femme à barbe» du XIXe siècle un récit body positive avant l’heure, avec une Nadia Tereszkiewicz convaincante.
Stéphanie Di Giusto se montre plus fascinée par l’émancipation d'une héroïne jetée en pâture d’un mariage arrangé. (Gaumont)
ParSandra Onana
Publié le 19/05/2023 à 18h41
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus