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Documentaire

«Forêt rouge » de Laurie Lassalle : des racines et des ZAD

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Le documentaire tourné à Notre-Dame-des-Landes à partir de 2017 dépeint un portrait lyrique de la forêt de Rohanne, lieu arpenté, entretenu et mis en usage par les habitants et habitantes de la zone à défendre.

Le projet d’aéroport a finalement été abandonné en janvier 2018. (Les Alchimistes)
Publié le 14/01/2026 à 5h05

S’il est très différent de Direct Action, autre acte documentaire récent sur la ZAD et les batailles écologistes, en termes de solutions formelles à la question de la participation des images et des sons à la lutte politique, Forêt rouge de Laurie Lassalle (l’autrice du plutôt jaune Boum Boum), aussi lyrique et tumultueux que le film de Guillaume Cailleau et Ben Russell était sobre et structuré, partage pourtant avec lui quelque chose de fort, et qui leur vient sans doute de l’endroit qu’ils sillonnent. C’est le choix de raconter les lieux, et les actions qui s’appuient sur leur sol, de façon non anthropomorphique, en prêtant attention moins aux personnes, que le cinéma a si vite fait de transformer en personnages, qu’à d’autres combinaisons, moins individuées, composées d’humains mais aussi d’autres forces ou choses, en un mot de relations (actives, contemplatives, ou autres) plutôt que de récits héroïq

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