Gaza mon amour ressemble à un film, et par bien des côtés c’en est un, à s’y méprendre : un film avec un titre de film (un titre au carré, même), avec un début et une fin, bien écrit, bien joué, bien éclairé, bien fait, plein de séduction et de sincérité, de maniérisme et de réalisme, de sobriété et d’excès, de désespoir et d’espoir. Il s’offre à nous généreusement, nous raconte une ou deux histoires : un bout d’histoire d’amour possible, entre un homme et une femme d’un certain âge, joués par Salim Daw (Issa) et Hiam Abbass (Siham), dans un lieu où rien n’est supposé possible, un camp de réfugiés – c’est le nom local et maudit pour dire «ville», lieu où des gens vivent – à Gaza, en Palestine. Et un morceau d’histoire vraie, ici malicieusement adaptée en allégorie, mais qui en son temps (2013) avait fait le tour du monde, celle de l’Apollon de Gaza, une statue antique pêchée par hasard dans les quelques kilomètres de mer autorisés à cette bande de terre, et mystérieusement disparue à nouveau. Les deux histoires vont bien ensemble : celle d’Issa et Siham, entre le pêcheur et la couturière, et celle d’Issa et Apollon, entre l’homme et le dieu, deux histoires d’amour clandestines, sur fond d’interdits en t
Critique
«Gaza mon amour», à bon entendeur, phallus !
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Les frères Nasser font éclore une histoire d’amour pleine de justesse en territoire palestinien. De façon subtile, le tout prend des allures de manifeste antimachiste à la faveur de la découverte, réelle, d’une statuette d’Apollon.
Issa (Salim Daw) est secrètement amoureux de Siham (Hiam Abbass).
ParLuc Chessel
Publié le 05/10/2021 à 17h09
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