«Comme beaucoup je pense que Depardieu est le plus grand acteur français. Mais là, c’est au-delà de l’abject. Donc est-ce que je pourrai encore produire ou sortir un film avec Depardieu ? Ma réponse est non», Michel Saint-Jean, à la tête de Diaphana, l’une des plus importantes structures indépendantes (Antoinette dans les Cévennes, Titane, Yannick… mais aussi Robuste, avec Gérard Depardieu), n’entend pas s’étendre outre mesure sur le sujet mais le texto est sans appel. Au lendemain du Complément d’enquête où l’on voit Depardieu sexualiser une enfant coréenne sur un cheval, une autre productrice : «Tout est dit, la monstruosité de ce que le mec est capable de dire et le silence assourdissant autour. C’est ineffaçable. Pour la première fois, ce ne sont pas des récits de victimes, c’est comme du direct, on a les images. Si on reprend l’intégralité des histoires et récits de victimes qui ont secoué le secteur jusqu’à présent, on n’a littéralement jamais vu ça !» Marc Missonnier qui vient de connaître un certain succès en produisant le Consentement d’après l
#MeToo
Gérard Depardieu : au-delà de «l’abject», une mise au ban «pragmatique» du cinéma français
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Depuis la diffusion du «Complément d’enquête» révélant les propos à connotation sexuelle tenus par l’acteur, notamment à propos d’une fillette, de nombreux producteurs affirment ne plus vouloir travailler avec un comédien déjà en bout de course.
Gréard Depardieu dans «les Volets verts» de Jean Becker (2022). (ARP Sélection)
ParDidier Péron
Publié le 11/12/2023 à 21h23
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