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Le portrait

Gregory Montel, à cent pour cent

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Rencontre marseillaise avec le vibrionnant acteur révélé par la série «Dix pour cent», doublement à l’affiche au cinéma ces jours-ci.

Marseille, le 2 décembre 2021. Portrait du comédien Grégory Montel. (Thomas Mailaender/ Libération)
Publié le 15/12/2021 à 17h59

Attablé à la terrasse d’un italien de la corniche Kennedy, à Marseille, entre des fans qui le saluent gentiment, des tagliolini à la crème de truffe et une bière Moretti fraîche, on s’attendait à une discussion légère avec Grégory Montel. Papoter par exemple de ses amourettes fictionnelles avec Monica Bellucci dans la série Dix pour cent ou de ses films qui sortent au cinéma, Rose d’Aurélie Saada la semaine dernière et Chère Léa de Jérôme Bonnell, mercredi.

Mais, non. Pas tout de suite. Avec de grands gestes et l’accent du Sud qui revient, le voilà d’abord qui nous entreprend sur la politique culturelle de Digne-les-Bains. Il a grandi dans le chef-lieu des Alpes-de-Haute-Provence : ses grands-parents y étaient marchands de fromages, son père grossiste prospère, sa mère tenait un magasin de lingerie-orthopédie. Il y a quelques années, «l’acteur local», comme il se présente, a décidé de racheter le cinéma désaffecté dans le centre-ville déserté par les petits commerces. Depuis, il tente bénévolement de monter un tiers-lieu à la programmation ambitieuse. Il raconte avec force détails les embrouilles politiques et associatives que cela

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