Une phrase du film semblait avoir été écrite pour l’occasion : «Tout à coup, quelqu’un se détache du groupe, et on comprend que ce sera son portrait.» C’est Hélène Lambert. Dans Ouistreham, elle joue Christelle, agente d’entretien sur les ferrys où Juliette Binoche, dans le rôle d’une reporter inspirée de Florence Aubenas, s’infiltre incognito. Aux bureaux parisiens de Curiosa Films, la troupe des femmes du film fait des essayages pour le tapis rouge, virevolte dans des robes de princesse. «Ça pue, ici !» sont les premiers mots qu’elle dégaine à la cantonade, jaillissant dans le hall où l’équipe a déjeuné des frites. «Si ma tenue peut être la plus simple possible, ça me va.» Bras croisés sur sa veste en jean, Hélène Lambert arbore hors plateau la même personnalité cash que son personnage, prévient qu’elle n’aura aucun problème à nous «dire merde» si nos questions l’imposent – OK, on fait comme ça ! Elle a 34 ans, quatre enfants qu’elle évoque avec du soleil dans la voix, dont trois étaient assez grands pour jouer dans le film. Convaincue d’avoir «un faciès peu aimable» – «Il fallait filmer ce que je trouvais beau chez elle jusqu’à ce qu’elle soit forcée d’y croire» nous confiait la directrice de casting Elsa Pharaon –, elle ne sait visiblement rien de la joliesse de ses traits, très doux, même rayés par un
Portrait
Hélène Lambert, ferry tale
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L’actrice non-professionnelle, castée via sa boîte d’intérim, donne la réplique à Juliette Binoche dans «Ouistreham», inspiré du livre de Florence Aubenas.
Hélène Lambert, à Cannes, mardi. (Lucile Boiron/Libération)
ParSandra Onana
Publié le 07/07/2021 à 10h30
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