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Reportage

Hommage à Belmondo : la France vient saluer son monument disparu

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Trois jours après la mort de l’acteur, un hommage national lui a été rendu ce jeudi aux Invalides. En présence de stars de tous bords, Emmanuel Macron a salué «la figure qui transperça les styles, cassa toutes les barrières».

Sous un soleil de plomb, les stars de tous bords ont afflué pendant que des écrans géants diffusaient des pans de la carrière belmondienne, aux Invalides, à Paris, le 9 septembre. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 09/09/2021 à 18h57, mis à jour le 09/09/2021 à 19h51

Dominique, 49 ans, plasticien décorateur, se presse devant les Invalides. Il espère faire partie des mille quidams autorisés à assister à la cérémonie d’hommage à Jean-Paul Belmondo, mort lundi à l’âge de 88 ans. «Il représentait la France fière, fière comme il faut. J’ai revu Le Professionnel hier, je ne suis pas sûr aujourd’hui qu’on accepterait des films comme ça, par leurs dialogues ou leurs idées. J’espère que son œuvre ne sera pas réévaluée dans le futur.» L’un des gendarmes en faction retient plutôt de Belmondo «sa carrure, sa prestance. Après, il ne faut pas tout mélanger, ce sont des rôles. Mais j’aimais regarder ses films avec mon père quand j’étais petit.» Justine, 19 ans, est tombée dans Belmondo avec L’homme de Rio. Depuis, elle est amoureuse : «Ce que j’admire, c’est son courage. Ses cascades. Son sourire.»

Katia, 33 ans, elle, a fait le voyage depuis Genève. Elle est Ukrainienne. Ses frères lui ont fait découvrir Belmondo alors qu’elle était gamine et se grimaient en Bébel dans des soirées. «Pour moi, il représente la France, Paris. Une certaine forme de liberté et de simplicité», autant dire l’Occident sans problème pour la ressortissante d’un pays alors tout juste indépendant. Une légèreté pointée par Frédéric, 56 ans, qui parade près des grilles, en caleçon à pois ro

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