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Critique

«J’ai aimé vivre là», ville flottante

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Dix ans après «Nous, princesses de Clèves», le documentariste Régis Sauder raconte Cergy, foyer de l’écrivaine Annie Ernaux, à travers le quotidien de ses habitants. Mais le récit, d’une bienveillance suspecte, pèche par son manque de rigueur et sa vision anachronique.

La passerelle de l'Axe majeur, à Cergy, filmée par Régis Sauder. (Shellac Films)
Publié le 28/09/2021 à 22h39

La rentrée cinématographique est donc placée sous le signe de l’œuvre d’Annie Ernaux, avec côté fiction les adaptations de Passion simple (Danielle Arbid, sorti cet été) et de l’Evénement (réalisé par Audrey Diwan et lion d’or à la dernière Mostra) et, côté documentaire, l’exploration par Régis Sauder (Nous, princesses de Clèves) de la ville nouvelle de Cergy, où habite l’écrivaine depuis plusieurs décennies, et sur laquelle elle a beaucoup écrit (des lectures de la Vie extérieure émaillent le film).

Hésitations frappantes

Partant de ce qui préside à la curiosité d’Annie Ernaux pour son environnement – la rencontre avec d’autres vies que la sienne, selon une dynamique d’ouverture à l’altérité somme toute assez classique –, Sauder arpente Cergy et égrène les moments de vie et les partages d’expérience pour dresser le portrait de la ville à travers celui de ses habitants. Voulant faire sa petite place à tout le monde et débordant d’une bienve

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