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Critique

«Jusqu’à l’aube» de Sho Miyake : 100 % cocon

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Sans misérabilisme et avec poésie, le cinéaste japonais observe l’amitié qui lie peu à peu deux personnages en souffrance dans l’enceinte protectrice d’une entreprise d’astronomie.

Takatoshi (Hokuto Matsumura) et Misa (Mone Kamishiraishi), collègues en souffrance. (Artthouse Films)
Publié le 13/01/2026 à 14h02

Après le prometteur la Beauté du geste (2022) et en attendant de découvrir Un été en hiver, léopard d’or au dernier festival de Locarno, voici Jusqu’à l’aube du prolifique cinéaste japonais Sho Miyake. Derrière ce titre français un poil générique, le réalisateur poursuit dans une veine qui, a contrario, a tout d’un terrain de jeu personnel. Car il en faut, de la personnalité, pour traiter sans insipidité de choses aussi ténues que l’absence à soi-même, le vague à l’âme hivernal, l’amitié qui fleurit à bas bruit au milieu de la ville engourdie et de relations de travail prises dans un étau de quotidienneté étriquée.

Il faut par exemple un plan fort pour commencer le film et lui donner une sourde douleur qui irriguera le reste de l’histoire de Misa : elle, assise de dos sur un banc, cheveux lâchés, seule au milieu de la ville et de la pluie qui tombe de plus en plus dru. Un bus arrive et au lie

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