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Libération
Critique

Kaouther ben Hania amplifie «la Voix de Hind Rajab» dans son film sur Gaza

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Dans le plus direct et plus spectral film sur Gaza, la réalisatrice reconstitue grâce à de vrais enregistrements le supplice d’une fillette de 6 ans face à l’armée israélienne et celui de secouristes palestiniens qui tentent de la sauver. Un huis clos qui rate la représentation du drame.

Depuis leurs bureaux en Cisjordanie, les humanitaires du Croissant-Rouge palestinien tentent de sauver la petite Hind Rajab. (jour2fête)
Publié le 25/11/2025 à 17h40

Gaza hante le cinéma mondial. Mais c’est un spectre qui meurt en direct sous nos yeux. Il hante les films de ces deux dernières années, souvent moins sous la forme du deuil et de la colère que sous celle de la mauvaise conscience. Les films faits loin de Gaza se demandent, que filmer de l’enclave, ou que filmer (comment continuer) pendant que les Palestiniens meurent sous les bombes israéliennes. Le génocide apparaît à l’écran comme présence d’un réel au loin, contrechamp d’un cinéma qui parle d’abord de lui-même dans Put Your Soul on Your Hand and Walk de Sepideh Farsi ou dans Oui de Nadav Lapid. Ou comme fardeau moral de l’Europe, conscience chrétienne de la faute

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