Un paradoxe. L’animation japonaise ne s’est peut-être jamais aussi bien (ex) portée qu’aujourd’hui, tant les sorties en salles sont nombreuses et diversifiées (de la prod alternative On-Gaku aux adaptations de mangas à succès comme Demon Slayer), et pourtant l’on peine à dire que ce cinéma-là va vraiment bien tant on peine à identifier de nouvelles voix fortes, celles destinées à prendre le relais ou secouer un peu la génération de cinéastes qui ont émergé il y a une quinzaine d’années. Le cinéma de Mamoru Hosoda (la Traversée du temps, les Enfants loups) a transformé sa belle ampleur en infatuation transnationale maladroite. Makoto Shinkai radote en mièvreries pâtissières. Et le gang des ex-Ghibli, composé par Hiromasa Yonebayashi (Arrietty), Kitarô Kôsaka (Okko et les fantômes) et Masashi Andô (le Roi cerf), se complaît dans un classicisme déprimant. Hormis le stakhanoviste Masaaki Yuasa et Celui-dont
Conte étrange
«La chance sourit à madame Nikuko», relation amère-fille
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Dans un conte étrange aux atours de comédie colorée, Ayumu Watanabe confirme les espoirs nés à la sortie de son précédent long métrage et développe une dynamique passionnante entre une quinqua à l’innocence joviale et son ado rompue à la vie d’adulte.
D’un côté une adulte aux manières et aux vêtements d’enfant; de l’autre une ado qui surcompense et semble déjà rompue à la vie d’adulte responsable. (Eurozoom)
Publié le 07/06/2022 à 17h32
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