Namir Abdel Messeeh filme. «Arrête, Namir.» Sans s’arrêter. «Attends au moins que je me coiffe !» Il filme sa mère, ses enfants, sa sœur, son père. «Tu veux pas faire un truc plus utile, qui te fera gagner ta vie ?» Avec sa mère Siham, née Oweda, il avait tourné un premier film, la Vierge, les Coptes et moi… (2011), dans le village de leur famille en Egypte. Ils en tramaient ensemble un deuxième quand elle meurt, en 2015, disparition brutale pour toute la famille. La Vie après Siham est le film de cette perte, ou le film de ce que le cinéma, une chose en laquelle Namir croit bien plus qu’en la mort, peut faire, dire, conjurer de cette perte. Il faudra que le film soit blagueur, à la hauteur des rires de Siham et Waguih (le père), mais aussi tragique à la hauteur de leur mélancolie d’exilés, il faudra qu’il soit tout, toute la vie et bien plus. Alors Namir revoit ses rushes, fouille, monte, et p
Documentaire
«La Vie après Siham» de Namir Abdel Messeeh, un beau recours aux origines
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Dans un collage inventif d’archives familiales et d’extraits de films de Youssef Chahine, le cinéaste signe une enquête sur le passé de ses parents entre la France et l’Egypte, mêlant le making of et le romanesque, le portrait intime et l’œuvre-tombeau.
Le film est blagueur, à la hauteur des rires de Siham et Waguih (le père), mais aussi tragique à la hauteur de leur mélancolie d’exilés. (Meteore films )
ParLuc Chessel
Publié le 27/01/2026 à 15h53
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