A peine le décès de l’actrice grecque Irène Papas, à 96 ans, a-t-il été annoncé que les témoignages et souvenirs se sont multipliés sur les réseaux sociaux, en grec, en français, en italien, en espagnol. «Elle était une immense actrice qui a représenté le pays partout dans le monde. Une immense actrice, et également une metteuse en scène ce qui est moins connu», explique à Libération le réalisateur Costa-Gavras. Elle fut également chanteuse et sera à l’initiative de l’ouverture d’un centre national d’éducation dramatique à Athènes, rappelle pour sa part la comédienne Lydía Koniórdou, qui fut ministre de la Culture au coté d’Aléxis Tsípras (Syriza, gauche) : «Le monde du théâtre grec a une dette énorme envers elle. Elle a contribué à former des générations de comédiens et de comédiennes et également à développer la connaissance du théâtre, l’intérêt pour cet art, partout dans le pays.» Irène Papas «personnifiait la beauté grecque à l’écran et sur scène», a estimé dans un communiqué l’actuelle ministre de la Culture Lína Mendóni (Nouvelle Démocratie, droite).
La carrière de cette femme, née Iríni Lelékou en 1926 à Corinthe, d’une mère enseignante et d’un père issu du théâtre classique, débute en 1948. Le scénariste, réalisateur et producteur grec Alékos Sakellários la remarque alors, raconte-t-il dans son autobiographie, sur la place Sýntagma, au cœur d’Athènes. Il dit avoir été frappé par son allure semblable à une «cariatide vivante», du nom de ces




