A l’extrême bout du monde, sur le détroit de Béring, entre la Russie et l’Amérique, un adolescent qui vit de chasse de baleine et d’ennui, découvre subitement Internet et la cam-girl HoneySweet999, dont il tombe éperdument amoureux. Premier long métrage du cinéaste russe Philipp Yuryev, primé à Venise en 2020 et débarquant tardivement sur nos écrans, le Chasseur de baleines est visuellement impressionnant, parfois sublime (irréelle scène d’ouverture dans une ruelle sordide, entre Blade Runner et Limbo) mais toujours un peu trop méticuleusement rangé. Epure radicale, ligne d’horizon à un tiers de l’écran : Yuryev vient de la pub (spots pour Google, Ikea, Renault) et ça se sent. Un vernis appliqué qui étouffe un peu l’affaire – dommage, le récit, contemplatif, sans certitudes ni explications superflues est, lui, plutôt bien mené.
Vite vu
«Le Chasseur de baleines» de Philipp Yuryev, vivre d’amour et de pêche
Le premier long-métrage du cinéaste russe raconte le voyage du jeune Lyochka, par-delà le détroit de Béring, pour retrouver la cam-girl dont il s’est épris.
«Le Chasseur de Baleine» est visuellement impressionnant, parfois sublime. (Singularis films )
Publié le 27/01/2026 à 22h12
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