C’est le sort, pas forcément malheureux, des films de fin d’année : ils nous parviennent alors que nos regards sont déjà remplis d’autres images marquantes, à l’heure des tops et des bilans. Ils complètent le puzzle, font écho, et ce n’est pas parce qu’ils sont de grands films qu’ils devraient avancer seuls. Ainsi, en assistant à l’ouverture épatante, poisseuse et ambiguë à souhait, de l’Agent secret, quatrième long métrage du Brésilien Kleber Mendonça Filho, revient le souvenir de celle du Rire et le Couteau, autre film lusophone fleuve et autre jalon important de l’année, venu comme lui renouveler la figure du héros, cru 2025. Une voiture, un contrôle de police aussi flegmatique qu’arbitraire, une route sur laquelle on file sans savoir vers où on va : nous ne sommes pas en Guinée-Bissau mais en 1977 dans le nord du Brésil, en pleine dictature militaire. Marcelo (est-ce son vrai nom ?) se rend à Recife – la ville que filme depuis toujours
Long métrage
Le cinéaste Kleber Mendonça Filho à plein régime avec «l’Agent secret»
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Le cinéaste brésilien fait son retour avec un magistral thriller qui met en scène un universitaire embarqué en pleine dictature militaire dans une aventure qui le dépasse. Un film politique à la fois sombre, drôle et sensuel.
Wagner Moura, dans «l'Agent secret». (Victor Juca. Ad Vitam Distribution)
Publié le 15/12/2025 à 16h51
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