Evidemment que la journée du 11 février a fait l’effet d’un long tunnel de débats et de réunions Zoom, confirment avec embarras plusieurs administrateurs des organisations professionnelles du cinéma – sans souhaiter s’exprimer autrement que par la voix sobre et unifiée de leurs communiqués respectifs. De la SRF (Société des réalisateurs de films) au collectif 50/50, en passant par le SPI (Syndicat des producteurs indépendants) ou l’ARP (Société civile des auteurs réalisateurs producteurs), tous en appellent à la «mise en retrait» du président du Centre national du cinéma, Dominique Boutonnat. Soit une mesure conservatoire qui revient seulement à geler sa fonction – l’ARP, elle, réclame en outre la «rapide nomination d’une nouvelle présidence du CNC». L’annonce jeudi matin de sa mise en examen, alors qu’il est visé par une plainte pour agression sexuelle et tentative de viol déposée par son filleul de 22 ans le 7 octobre, a fait naître le malaise. Pesées au trébuchet, les positions syndicales réaffirment tout à la fois la présomption d’innocence et la considération de la parole de la victime présumée.
Violences sexuelles
Le cinéma français plaide pour la «mise en retrait» de Dominique Boutonnat de la tête du CNC
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Mis en examen pour agression sexuelle et tentative de viol, Dominique Boutonnat est poussé dehors par les instances représentatives du milieu du cinéma. Elles souhaitent qu’il sorte provisoirement de sa fonction de président du CNC, afin de préserver l’institution le temps de la procédure.
Dominique Boutonnat à Paris, le 14 novembre 2019. (Denis Allard/Libération)
ParSandra Onana
Publié le 12/02/2021 à 17h49
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