Alexis Langlois est une figure déjà identifiée de la planète indé du court métrage où a poussé son cinéma revendiqué «glittercore». Outrances partout, gêne nulle part, couleurs et kitsch en fanfare, revendiquant l’absence de sérieux et l’ultra-maniérisme dans une veine qu’on peut trouver homologue d’un Yann Gonzalez, Bertrand Mandico ou, plus générationnellement proche, du duo Poggi et Vinel. Non pas que leurs imaginaires respectifs se confondent. Outre l’esprit bande de copines (toujours la même troupe), il y a dans la manière Langlois l’impression de voir s’écrire en direct l’héritage de la téléréalité des années 2000, des transports d’ados qui boulottaient clips et séries à l’heure du goûter il y a vingt ans. Autant de passions lovées dans la culture de masse avant de se recycler, se laisser profaner, muter en expressions de
Mélo camp
«Les Reines du drame», émois lolitas
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Dans un premier long métrage follement fun et romantique, Alexis Langlois hybride les genres pour raconter, façon comédie musicale, la passion d’une pop star et d’une punk écorchée.
Louiza Aura (à gauche) et Gio Ventura dans «Les Reines du drame» d'Alexis Langlois. (Les Films du Poisson)
ParSandra Onana
Publié le 25/11/2024 à 19h00
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