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L’ogre Netflix s’offre Warner Bros Discovery pour Noël : «Il n’y a déjà plus que les blockbusters qui marchent en salles, et encore…»

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Le géant du streaming a annoncé le rachat du légendaire studio de cinéma et de télévision pour près de 83 milliards de dollars. Laissant craindre une catastrophe pour l’économie des salles, et une position de monopole que devront valider les autorités américaines.

Henry Cavill dans «Man of Steel» (Warner) et «The Witcher» (Netflix). (Photos: Warner / Netflix)
Publié le 05/12/2025 à 18h59

La salle de cinéma ? «Un concept obsolète», balayait Ted Sarandos, PDG de Netflix, dans une interview pour Time Magazine en avril 2025. Interrogé sur les résultats catastrophiques du box-office, il ironisait : «Qu’essaye donc de nous dire le consommateur ? Qu’il préférerait regarder des films chez lui, merci.» De quoi remettre les pendules à l’heure, au cas où quelques optimistes comptaient sur une volte-face de Sarandos, depuis sa célèbre sortie de 2023 : «Amener les gens dans les salles de cinéma n’est pas notre business.»

Le hic, c’est que c’est le business du groupe Warner Bros Discovery, légendaires studios de cinéma et de télévision dont Netflix annonce le rachat ce vendredi. Dans un communiqué commun, les deux entreprises ont officialisé l’acquisition pour la modique somme de 83 milliards de dollars (plus de 70 milliards d’euros). Big bang, séisme, fin des haricots, la nouvelle secoue Hollywood et l’avenir des salles de cinéma américaines serait dans un «nœud coulant». C’est en ces termes qu’un collectif de

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