En franchissant le cap des 320 000 entrées en France, le polar espagnol la Isla mínima, sorti en été 2015, créait la surprise et attirait l’attention sur le réalisateur Alberto Rodríguez avec ce qui semblait être une sorte de True Detective poisseux tirant profit des paysages géométriques des marais du Guadalquivir. Depuis, Rodríguez a fait de nombreux autres films et séries, récolté de nombreuses récompenses, mais aucun titre n’a complètement réussi à créer le même engouement.
Sur l’affiche de los Tigres, c’est à nouveau la Isla mínima qui est mise en avant pour appâter les spectateurs. Il s’agit en effet à nouveau d’un thriller avec encore un milieu à la fois naturel et professionnel dont il tente de tirer le meilleur parti. L’action se déroule, pour l’essentiel, sur mer ou sous l’eau à travers le parcours d’Antonio et Estrella, un frère et une sœur. Lui opère des réparations sous-marines, mais aussi, en cas de disparition, œuvre à la récupération de cadavres noyés. Elle a une formation scientifique sur le milieu aquatique, mais a été freinée dans sa carrière pour avoir passé le temps de ses études à s’occuper de leur père plongeur malade.
Leur situation financière est plus que mise à mal par la tendance auto-des




